
Une petite âme pleure
Tout au fond de toi
Vague à l’âme, douleur
Un grand a pris ton « moi »…

Toi qui croyais en eux,
Ces adultes qui savent tout
Ces géants tout puissants
L’un d’entre eux t’a sali,
Mis ton corps à genoux
Et ton cœur a vomi…

Une petite âme pleure
Tout au fond de toi
Vague à l’âme, douleur
Un grand a pris ton « toi »…

Il te parlait d’amour,
Tu ne voyais que haine.
Il aimait le plaisir,
Tu subissais ta peine…
Et ce petit bout d’être,
Fragile et pure flamme,
A fini par penser
Que naître était un drame…

Une petite âme pleure
Tout au fond de toi
Vague à l’âme, douleur
Un grand a pris ta foi…

Ce vulgaire déchet,
Cette ordure, ce vampire,
Pulvérisait tes rêves,
Émiettait tes souhaits,
Tes espoirs, tes sourires.
La bête te tuait.

Une petite âme pleure
Tout au fond de toi
Vague à l’âme, douleur
Un grand a pris ton droit…

Tu pensais que la vie serait belle
Tu croyais au ciel et aux oiseaux,
Il a tout sacrifié sur l’autel de sa cruauté
Profitant de sa puissance
Jouant de ta confiance…
Cynisme abject…

Une petite âme pleure
Tout au fond de toi
Vague à l’âme, douleur
Un grand a pris pour soi…

Il a soufflé sur la flamme,
A tenté de l’éteindre…
Elle a vacillé, flanché, lutté
Sans révéler, ni se plaindre
Elle a tenu bon…
Elle est toujours là…
Blessé, souillé, rompu,
Finalement, tu as survécu.
D’autres petits anges n’ont pas pu…
La souillure a vaincu…

Tu dis que ça passera, tu dis qu’on fait avec…
Mais tu sais dans ton cœur qu’on ne vit pas « avec »
On survit, on subit, et parfois même on rit…
Et la blessure reste, compagne à chaque instant,
Cicatrice-douleur, héritage infamant…

Une petite âme pleure
Tout au fond de toi
Vague à l’âme, douleur
Elle se rappelle « avant »
Quand les adultes étaient vraiment
Des GRANDS…
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